Réalisation
| n° | Nom | scénario | état |
|---|---|---|---|
| 1 | Origine du nom | #Origine du nom | ecrit |
| 2 | Pont | #Pont | à valider |
| 3 | Pierre BOULLE | #Pierre BOULLE | à valider |
| 4 | Remparts | #Remparts | à valider |
| 5 | Mont Piété | #Mont Piété | à valider |
| 6 | Théatre | #Théatre | à valider |
| 7 | Felibrige | #Felibrige | à valider |
| 8 | Palais | #Palais | à valider |
| 9 | Montgolfier | #Montgolfier | à valider |
Sommaire
Origine du nom[modifier]
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Pont[modifier]
Etienne et Joseph sont accoudés à la barrière qui borde l'actuel pont d'Avignon.
Joseph
"C'est bizarre que ce pont n'est jamais tenu....
Parce qu'il s'est écroulé et a été reconstruit de mainte fois
durant son histoire, n'estce pas ?"
Etienne
"Oui, c'est le moins qu'on puisse dire.
mais tu sais, comme on dit :
Bien mal acquis, ne profite jamais."
Joseph
"Que veuxtu dire ?"
"Nous sommes en l'an 1177. Avignon confirme son indépendance, face au royaume de
France. La ville, soumise à la juridiction de l'église, a plus que besoin d'être rassurer.
L'évèque Pierre II, doit renflouer les caisses du palais, s'il veut continuer de pouvoir
asseoir sa domination sur le peuple.
Par quel moyen pourraitil s'enrichir, et faire fructifier ses deniers, sans le moindre mal
pour l'équilibre de sa santé...?
C'est en contemplant la vallée, que soudain, lui vint une idée.
Le Rhône.....
Obstacle infranchissable, constitue une barrière naturelle, qu'il serait judicieux de brisée
pour de bon....
Devant lui, sous ses yeux, les vestiges d'un ancien aqueduc Romain, forme une base
absolument parfaite pour l'édification...d'un pont.
Le plus dur du travail est déjà fait. Les piliers indétrônables sont déjà en place. Il n'y a
plus qu'a y monter un simple tablier de bois, et la cité d'Avignon, pourra jouir d'un
passage unique vers l'autre rive.
Ce pont deviendrait le seul endroit construit pour franchir le fleuve, entre la mer et Lyon.
Autant dire, une tirelire d'abondance pour celui qui ferait payer le droit de passage.
Chaque jours, des centaines de voyageurs, de seigneurs et de marchants, emprunteront
cette voie...Avignon deviendra le carrefour d'un commerce sans précédent.
Reste à concevoir un stratagème pour financer les travaux de construction. Il se trouve
justement que l'évêque a eut vent d'un architecte qui oeuvra quelque années auparavant
à l'édification d'un pont, non loin d'ici, au dessus de la Durance.
Un certain dénommé, Jean Benoît....
"Monsieur Jean Benoit
Moine
votre sainteté."
Evêque
"Merci, mon brave"
L'évêque congédie le moine. Nous sommes sur les toits du palais, à l'abris des oreilles et
des regards indiscrets.
Evêque
"Approchez, cher Benoit.
Marchons un moment."
Le petit homme, vêtu humblement, suis l'évêque, et prête attention à sa requête.
Evêque
"Mon cher Benoit,
j'aimerai que vous me construisiez un pont.
Un pont qui relierai Avignon
à la rive ouest."
L'architecte et estomaqué !
Benoit
Mais mon seigneur...il y a au moins un kilomètre.
métrerai en branle n'importe laquelle des constructions."
"Par dessus le Rhône ??!"
Et puis le courant de ce fleuve
Evêque
"Tu te serviras des piliers Romain déjà présent."
De là où ils sont, ils peuvent voir le Rhône...
Evêque
"Regarde. Nos ancêtres t'ont mâché le travail."
On voit les piles de pierre dépassé de la surface du fleuve.
Evêque
Avec un peu de chance, tu n'aura même pas besoin
de te mouiller."
Cette petite pointe d'humour ne rassure pas pour autant le pauvre Jean Benoit. Il peut
constater d'ici, l'énormité des travaux, qui s'étendent jusqu'à l'autre rive, neuf cents
mètres plus loin.
Evêque
Je te ferait dégager la rive pour tu puisses y édifier ton chantier.
"Nous feront venir les arbres par le fleuve.
Je m'arrangerai avec les nobles du quartier
pour que tu puisses loger ici
toi et tes artisans."
Benoit
"Merci, votre sainteté.
Mais qui financera les travaux ?"
L'évêque passe son bras par dessus les épaules du petit Benoit.
Evêque
"Viens avec moi.
Pour toi comme pour moi,
l'issu de ce chefd'oeuvre
dépendra de notre secret
...."
Ils s'éloignent vers les quartiers privé de l'évêque.
Quelques jours plus tard, au coeur de l'église saint agricole, l'évêque prêche la parole du
seigneur tout puissant, du haut de son promontoire...
Evêque
"Mes amis, mes frères, mes soeurs
chers citoyens d'Avignon....
Un homme, un élu de dieu,
est venu à moi ce matin.
Descendu de sa montagne
où il faisait pètre les brebis de sa pauvre mère
cet humble berger, présent à mes cotés
a reçu la visite de notre seigneur
Jésus Christ."
Les hommes et les femmes amassés sur les bancs de l'église ouvrent de grand yeux et
poussent un "HOOOOoooo....."
Evêque
"Cet homme
mesdames et messieurs,
ce saint élève de la chrétienté
a su mener à bien la requête de notre Père
en venant me la rapporter."
Lévêque se tourne vers petit Benoit en le gratifiant d'un large sourire bénisseur.
Evêque
"Le Grand architecte
a ordonner à ce saint homme
de rejoindre Avignon
et d'y construire un pont
par dessus le Rhône !"
La foule réagit par la stupeur ! "Un pont sur le Rhône??? Mais c'est de la folie !"
Cependant, l'évêque poursuit...
Evêque
"Un pont qui sera à la gloire de votre pénitence
et qui offrira son éternelle bénédiction
à tous ceux qui respecterons
la volonté du Christ."
On voit des images de la construction du pont......
Evêque
"Mes très chers frères, mes très chers soeurs
Rendons hommage à notre Seigneur !
Unissons nos forces et notre courage
et aidons le patre Saint Benoit, ici présent
a exécuter le souhait
de notre Dieu Tout puissant."
On peut voir le pont en bois qui évolue au dessus du Rhône et tout le chantier réuni
autour de l'oeuvre. Des ouvriers sur la charpente, d'autre dans les barques, amenants les
longues poutres hissée par des grues en bois fixées sur les pilier.... et la voix d'Etienne
qui commente les faits :
"Tous les Avignonnais et les commune alentours, se mobilisèrent pour contribuer à
"l'Oeuvre du pont". Des dons de toute part, affluèrent pour honorer la volonté du Saint
Esprit. Un hospice s'ajouta aux travaux afin d'encourager les donations faites aux
travailleurs du pont.
On érigea une chapelle sur le pont même, multipliant encore les innombrables dons fait à
l'oeuvre de l'élu Benoit.
L'image de l'église s'inscrivait de façon définitive dans l'aura de l'édifice.
Il ne serait donc plus difficile pour l'évêque, d'en acquérir les droits de péage.
Son seul obstacle : Jean Benoit. Directeur de l'Oeuvre du Pont et complice du terrible
secret, aurait pu en revendiquer les droits et mettre en péril la crédibilité du Saint siège.
Sûrement par peur que l'honnête Benoit ne vende la mèche, Pierre II abdique, les coffres
chargés d'or. Remplacé par Guillaume III puis Alexandre II, Pierre II revient huit ans plus
tard, juste avant la fin des travaux, et reprend la présidence du diocèse.
C'est à ce même moment, alors qu'il ne reste plus que quelques poutres a poser, que le
maitre d'oeuvre du pont, disparait d'une mort inexpliquée....
On terminera les travaux, et on déposera les cendres de petit Benoit dans la chapelle du
pont, symbolisant la sainteté du défunt. Benoit deviendra alors Saint Bénezet, vénéré et
adulé de tous.
Le plan machiavélique de Pierre II, évêque d'Avignon, atteignait son paroxysme.
Pendant quarante ans, des milliers de voyageurs emprunter le pont pour venir se pencher
sur la tombe de Saint Bénezet et recevoir la miraculeuse guérison de celui qui avait vu le
Christ. Les droits de passage, et les donations faitse à l'église pour sa sainteté Bénezet,
enrichir comme jamais les caisses du Palais."
Jospeh
"Je n'avais jamais entendu parlé de cette histoire."
Etienne
"C'est plutôt normal. Les ecclésiastiques avaient à l'époque
la responsabilité des bibliothèques.
Tu penses bien qu'ils n'allaient écrire cette version dans les livres d'histoires...
Elle a pourtant été mis à jour.
Et elle devrait interpeller nos concitoyens quant à la véracité des propos
de ceux qui les gouvernent et leur réclament des impôts..."
Joseph
"Tu as raison. Nous vivons une époque
où seul les vrais amis peuvent être digne de confiance."
Pierre BOULLE[modifier]
Transition :
Les frères PP sont sur la place de l’horloge quand un homme passe devant eux accompagné
d’un petit singe.
PP1 : Oh, mon frère, tu vois ce petit singe ???
PP2 : Oui, il est très mignon, d’ailleurs, il te ressemble un peu !
PP1 : Eh bien, moi, il me fait plutôt penser à un film que j’adore !?! La planète des singes.
Heureusement que les américains nous ont créés ce chef d’œuvre !!!
PP2 : Que dis-tu mon frère ! Remercie plutôt les Avignonnais !
PP1 : Hein ??
PP2 (on bascule dans l’histoire) : Oui, alors écoute. Cela se passe le 20 février 1912, un
heureux évènement est sur le point d’arriver, nous sommes à Avignon chez Eugène boulle
(en tenue d’avocat car il vient de rentrer du tribunal) et Thérèse Seguin.
Eugène : Mon fils Pierre va arriver ...
Thérèse : (En train d’accoucher avec l’aide de la sage femme) Voila il est sortie ton
fils. (La sage-femme lui pose le bébé sur le ventre, le bébé pleure fort)
Eugène : Oh, c’est un pleurnicheur comme sa mère (en riant) !
Thérèse : Laisse moi te dire qu’il a une grosse tête comme sont père (en riant) !
Eugène, Thérèse : (Eclate de rire tout les deux / La joie se fait sentir) Pierre Boulle est
né !
Eugène : J’ai l’intime conviction que notre fils fera de grandes choses !!!
PP1 (retour avec les frères pp): Je ne vois pas le rapport avec la planète des singes, va à
l’essentiel je te prie. (On voit grandir Pierre, maternel, primaire, collège et lycée en avignon.
1926 décès du père. Départ à paris pour SUPELEC, Retour sur Avignon, guerre 1939 à 1946
d’où il sort couvert de médailles)
PP2 (raconte) :
Pierre : Je devrais écrire me mettre à écrire. (1er
rivière kwai en 1952 qui le fait connaître = la célébrité avec l’adaptation au cinéma en 1957,
puis la planète des singes en 1963 = le roman a fait l’objet de sept adaptations au cinéma – la
dernière en 2011 + série TV + BD)
PP2 : Je te précise qu’aucune adaptation n’a jamais été vraiment fidèle à la version originale.
PP1 : Un homme à connaître ce Pierre boulle !!
Remparts[modifier]
Un brin d'histoire...
1060 : La première enceinte partait du palais, longeais le rhone jusqu'à la rue saint
agricole (le bas de la place de l'horloge, contournait le palais et le rejoingnait devant le
parc urbainV.
1129 : élargissement en une double enceinte, espacée d'une trentaine de mètres,
laissant la place à un fossé où s'écoule les eaux de la Sorgue.
C'est elle qui arrête le roi Louis VIII lors de sa croisade dans le laguedoc contre ls
Albigeois. La ville d'Avignon lui ferme ses portes et se voit assiégé, contraint de capitulé
le 12 septembre 1226 après trois mois défense. La légende raconte qu'en crue
monumental est survenue le lendemain, submergeant l'ile de la barthelasse où se tenait
le siège de Louis VIII, 24 heures auparavant...
Le roi ordonnera la destruction des remparts pour briser l'indépendance d'Avignon.
Les avignonnais vont tenter à plusieurs reprises de reconstruire leur murs, mais en vain.
Les autorités et la pression politique les en empêcheront. De nouveaux bâtiments seront
construire sur les Sorgues, mettant fin au rôle défensif des murailles....
1290: Charles II d'Anjou, ramène la paix en avignon
1309: Arrivée des papes.
1357: La présence des papes en Avignon, la construction du palais et l'insécurité
grandissante faisant, on entreprend de reconstruire les remparts en élargissant le cercle !
1377: Fin des travaux
Les travaux seront financés essentiellement par une gabelle imposée sur l'achat et vente
des Vins. ( ça donne une idée de la consommation !!) Ce sont donc les Avignonnais qui
se fianceront leur remparts par le biais des impôts ou de financements direct venu des
habitants des différents quatriers...
1791: demande de démantèlement. Annulé. Premièrment un grand nombre de citoyen
loue les rempart pour habitation.
2ème point, ils constituent une importante rentrée d'argent, par l'Octroi, une taxe sur
l'accès à la ville pour la livraison des marchandises. Et puis enfin, et surtout, ils
continuent de montrer leur efficacité face aux crues du Rhône.
Depuis le bout du pont saint bénezet, Etienne et Jospeh se sont retournés et admirent les
remparts.
Joseph profite du petit vent qui souffle et le réfraichit.
Joseph
"Ce fleuve est une bénédiction pour les habitants de cette ville.
Il apporte la fraicheur et le vent qui vous font
supporter le soleil."
Etienne
"Oui. Le Rhône a toujours joué un rôle très important dans
Seulement, il sait aussi se montrer capricieux.... "
l'histoire d'Avignon...
Octobre 1856.
La pluie tombe à grande eaux sur la ville. Les bateaux accostés le long de la berge sont
ballottés par le courant.
Les marchants voient leur cargaison finir dans le fleuve. C'est la panique. Le Rhône est
déchainé.
On voit la ligne d'eau au raz du bord.....Les grands quais du Rhône sont évacués, les
habitants fuit se réfugier à l'intérieur de la ville. L'eau déborde déjà par endroit. Si bien
qu'une embarcation sort du lit du fleuve et balaye la berge, emmenant avec lui tout sur
son passage.
En attendant de pouvoir rentrer, on se plaque contre les murs pour évité de se faire
happer par les eaux. Les femmes protège leurs enfant, les vieux sont transis de peur et
de froid.
L ont ouvert les portes en grand.
Gardes
"Dépêchez vous bon sang !
Vous n'êtes pas tout seul !!"
Le garde bote le cul d'un passant pour le faire entrer plus vite et dégager l'entrée.
Blotti dans l'angle de la tour et du mur, à l'extérieur, attendant son tour, une femme au
visage de gitane, portant son enfant, pétrifié de peur, semble hypnotisée par la masse
d'eau impressionnante qui défile devant ses yeux grands ouverts.
Sa famille qui est sur le point rentrer se fait stopper par le bras d'un garde en uniforme.
Garde
"Non ! Les gitans, vous restez dehors.
On veut plus de mendiants à l'intérieur !!"
L'homme au teint mate, ses yeux bleus bouillonnant de colère, est désarmé devant si peu
d'humanité....
Garde
"Allez, dégage !"
Le gitan se fait expulser.
Au dessus, les hommes et les femmes aux fenêtres des maisons qui bordent les
remparts, contemplent le spectacle....
Père
"Ça va déborder, c'est sûr."
mère
"Cette année ça va être pire, je le sens...."
Un vieillard illuminé, déambulant sur la berge en plein hécatombe, hurle au vent, les bras
levés vers le ciel :
Vieillard
"Le seigneur de la vallée reprend ses droits !
il vient châtier les impures qui peuplent ses rivages !
Haha !!
Cachez vous pauvres fous !
Le Rhône est là !!"
Il se tourne à se moment là vers les gens aux fenêtres.
"Gars à vous, bande de planqués !
Vieillard
HA HA !!"
Et brusquement, un étalage est emmené par les eaux torrentielles, percute le pauvre
homme et disparait engloutit par le Rhône......
Du haut de la tour on peut voir que l'eau a débordé du lit du fleuve et commence à
pénétrer dans la ville. La garde sonne l'alarme.
Garde
"Fermez les portes !!!"
Une lourde porte barrière s'abat comme une guillotine derrière les derniers passants.
Intramuros, on se précipite dans les maisons, sous les porches, partout où l'on peut
s'abriter.... La pluie envahit les rues, les caniveaux débordent. Même les rats, expropriés
des égouts, ont dû grimper sur des embarcations de fortune...
Le plan s'élève et on découvre une vallée du Rhône submergée. Le lit du fleuve s'est
étendu jusque dans les forêts qui le bordent. Cette vue du ciel, nous montre Avignon,
isolé au milieu d'une nature sans merci, conférant une atmosphère de déluge...
En voix off : "Le monde moderne nous a fait oublier notre appartenance à la nature.
L'homme se croit trop souvent maître de la vie et de ses éléments. Temps que nous
vivront, la nature sera là pour nous rappeler que nous ne le sommes pas...."
En bas, porte de la ligne, des hommes en uniforme et les citoyens d'Avignon barricadent
le portail, essayant tant bien que mal de le renforcer.
Les gardes, au pied de la tour, constatent que l'eau du Rhône fait tellement pression
qu'elle parvient à s'infiltrer sous la lourde porte. L'un d'eux lève la tête vers ses collègues,
postés sur les remparts.
Garde 1
" Comment ça se passe derrière ?!!"
Le garde du haut se penche pour regarder la montée des eaux à l'extérieur.
Garde 2
"bah là...Y a au moins deux ou trois mètres d'eau derrière la porte..."
Garde 1
"Trois mètres ???!!!!"
L'homme lève la tête devant la grande porte et imagine avec effroi, la hauteur du Rhône
juste derrière....Elle grince dans un bruit de métal assourdissant. L'eau bouillonne de plus
belle au pied et commence à la soulever....
Garde 1
"Saintes Marie...Ça ne va jamais tenir !!!"
Son confrère à coté, qui l'a entendu, le rassure.
Garde 3
"T'inquiète ! J'étais là quand ils ont bâti cette poterne.
Elle n'est pas prète de lâcher crois moi !"
A leur pieds, l'eau s'infiltre et s'écoule comme un torrent.
Garde 1
"L'eau est en train de soulever la porte !!!"
Garde 3
"Mais elle pèse plusieurs tonnes..."
Des hommes en uniformes ainsi que des citoyens tentent de bloquer la vannes avec une
énorme poutre pour l'empêcher de remonter.... Mais d'un coup, sans qu'ils n'y puissent
rien, la poutre saute et la vanne s'ouvre en grand. Une énorme vague s'engouffre alors
dans Avignon déblayant tout sur son passage !
Plus bas, sur la place de l'Oulle, on s'affaire à boucher le bas des portes avec des
chiffons, des rideaux, des couvertures, tout ce qui traine.... Sur les remparts, des gardes
en uniforme regardent, désemparer, le fleuve qui a pris possession du décor.
Soudain, un cavalier débouche sur la place en hurlant dans leur direction.
La porte de la ligne à lâchée !!!
Cavalier
"Mon général !!
L'eau arrive !!!"
L' officier général à un court instant de panique puis se tourne vers ses troupes.
Général
"Nom de ....
Faites évacuer le bas des immeubles !
Que tout le monde monte à l'étage !!"
Plusieurs cavaliers décalent, porte voix à la main, et répandent l'information. Mais il est
déjà trop tard. L'eau du Rhône arrive sur la place !
En quelques secondes, un mètre d'eau à repoussé les policiers sur le haut des remparts.
Et le niveau continuent de monter à une vitesse folle.
Alors que la rue du rempart de l'Oulle, qui longe le mur à l'intérieur, se transforme en un
véritable torrent, l'épaisse muraille se fend sur toute sa hauteur. Sur le chemin de ronde,
tous sont pétrifié devant le désastre. Les remparts s'ouvrent et s'écroulent sous la
pression.
Les eaux tumultueuses s'engouffrent violemment dans la ville créant remous et fracas
contre les maisons.
Dans les étages, les plus pessimistes émettent des cris de détresse.
Voix
"On va tous mourir !!"
Les plus croyants prient pour le retour du calme et l'arrêt de la pluie. Une jeune femme
est agenouillée devant une fenêtre sans volet, et prie le ciel d'arrêter sa colère...
Au sein de la garde de la ville, on s'affaire. Sur le chemin de ronde, un officier au nord de
la brèche, donne des ordres à ceux du sud.
Un trou de plus de dix mètres les sépare.
Garde officier
"L'eau s'engouffre à l'intérieur !!"
Garde sud
"Bah oui, je vois bien...!!"
Garde Officier
Prévenez la garde de la porte saint Roch.
"Ouvrez la porte sud !
Qu'ils ouvrent les écoutilles
pour laisser l'eau sortir !
Ou nous allons noyer les gens de cette ville !!!"
Encore une fois, vue du ciel, les dégâts sont considérables. Toutes la partie sud ouest de
la ville est inondée....
On revoit la femme qui poursuit sa prière.
Enfin, le ciel s'ouvre et l'orage laisse place au calme. Des voix d'habitants s'élèvent
depuis la ville abattue.
Voix
"Quelle galère....Comment ces murs ont ils pu céder ?"
"Il va falloir les rebâtir..... Avant la prochaine crue !"
"Remonter des contre forts.
Doubler, tripler leur épaisseur."
"je croyait qu'ils devaient nous protéger ?!!
Nous les avons payé suffisamment cher pour cela !"
Sans ces remparts, c'est la ville entière
"Faut croire que non..."
Garde Officier
"Estimez vous heureux.
qui aurait été balayée...."
Le calme est revenu, mais la nappe d'eau est toujours là, créant comme un lac au milieu
de la ville. Une brèche de 30 mètres s'est ouverte entre les portes de l'Oulle et Saint
Dominique...Des hommes, en barque, s'avancent pour constater les dégâts.
A l'extérieur des remparts, accroché dans un arbre immergé jusqu'aux branches, le
vieillard illuminé a survécu. Une grosse bosse sur son crâne témoigne du choc qu'il a
enduré. De là où il est, il éclate de rire et lève un poing vengeur vers les habitants intra- muros, réfugiés dans les hauteurs de leurs étages.
Vieillard
"Ha ha ! Le seigneur de la vallée a parlé !
Bande de planqués !!
Hé Hé !!!"
Mont Piété[modifier]
Joseph et Etienne se baladent en ville. Ils sortent d'une petite ruelle et débouchent Rue du Saluce devant le bâtiment du Mont de piété. Des gens font la queue devant le magnifique portail, chacun traînant une multitude d'objets. Des sacs remplis de babioles, de vieux chandeliers, des tableaux, des malles, des vêtements, un matelas, un cheval en bois, des jarres en porcelaine, des statuettes, des outils agricole..... D'autres, plutôt bien vêtus, ne porte que de petites valises et de simple document.
Joseph
"Quelle place étrange....
Où sommes nous ?"
Etienne
Devant le premier Mont de Piété de France,
"Nous sommes en 1620, créé en Avignon."
Joseph
"Mont de piété...C'est un joli nom"
"Et que font ces gens alors ?"
Etienne
"Ils font la queue au guichet pour se faire prêter de l'argent.
Car c'est ici que sont collectés les dons des divers donateurs de la ville.
Les habitants les plus démunis ont ici la possibilité d'échanger leurs biens contre une avance en monnaie..."
Joseph
"Quelle riche idée !"
Comme ils se rapprochent, Joseph jette un œil à l'intérieur. On peut voir plusieurs guichets et de pauvres gens troquer leurs marchandises au contrôleur de biens.
Joseph
"On dirait une banque..."
Etienne
"Effectivement. Les monts de Piété sont les ancêtres des crédits municipaux et de la Caisse d'épargne.
Sauf qu'à cette époque, les usuriers n'était pas derrière le guichet
Il était encore interdit de pratiquer des taux d'intérêts
A leur origines, les Mont de piété ont été créer
ou ceux qui passaient par un moment difficile...
mais plutôt derrière les barreaux.
sur les prêts d'argent.
pour aider les plus pauvres
Et non pour s'enrichir....
(ce dialogue est illustré par une scène d'échange entre un colporteur de bien et le préteur
Joseph
"La répartition des richesses pour le bien de tous.
Dommage que l'on ait perdu ces notions
de fraternité et d'égalité...."
Etienne"Et oui, c'est bien dommage.
D'ailleurs, à l'époque, l'église et même le pouvoir exécutif du roi
punissaient quiconque osait tirer profit de l'argent luimême.
Ceci n'avait aucun sens, si ce n'est celui
de la corruption.
Joseph
"Oui, je vois.
Ce serait comme de demander au veau
de payer pour boire le lait de sa mère..."
Etienne
"C'est cela...tu as tout compris"
Joseph
"Mais alors, comment sont nées les banques
que nous connaissons aujourd'hui
si la pratique de l'usure était
réprimandée ?"
Etienne s'assoit sur un petit muret, comme s'il portait le poids de la réponse à cette
Etienne
"La réponse est aussi évidente qu'affligente, mon frère....
Les banque sont tout simplement nées de l'association
des seigneurs et des notables les plus riches du royaume,
qui ont uni leur fortune pour prendre le contrôle de l'état
Ainsi, ils ont pu asseoir toute leur autorité
par le pouvoir de l'argent.
sur l'écriture des lois..."
Joseph
"Ne serions nous pas en train de soulever un problème
de corruption mondiale,
encore valable au XXIe siècle...?"
Etienne hausse les sourcils, le regard en coin....
Jospeh
"Je t'en prie, passons à autre chose.
Je ne tiens pas à avoir d'ennui."
Etienne
"Oui, je suis d'accord.... Mais avant cela,
j'aimerai tout de même te raconter l'histoire de Jeanne Caresme,
qui est à l'origine de la création du mont de piété d'Avignon..."
Un jeune forgerons bat le fer au rouge, martelant la lame d'une épée sur son enclume.
Sa boutique est remplie d'autres épées, de glaives et d'objets métalliques en tout
Un groupe de six soldats à pied, précédés d'un officier à cheval, franchissent le petit
"Ferronerie Caresme". Le forgerons lève la tête...alors qu'il se fait encercler par les
soldats. L'officier reste sur sa monture.
Officier
"Hola ! Ferronier ! Tes épées s'entassent....
Il serait temps de les vendre !
Ainsi tu pourrais payer tes dettes !"
Le forgerons se tourne vers sa modeste échoppe.
Ferronier
"Je voudrais bien mais ces lames
sont tellement de bonne qualité
que personne n'a besoin d'en changer..."
On sent que le ferronnier est de bon ton et qu'il plaisante de sa situation....Mais l'officier
Officier
"Si tes lames étaient d'aussi bonne qualité
Caresme, ça se saurait !....et c'est le Légat
qui te passerait commande !"
La troupe de soldats éclate de rire, se moquant du pauvre forgerons. Celuici ne se laisse
Ferronier
" T'as raison, officier.
Je devrais aller au Palais, lui proposer...."
Les deux hommes s'affrontent du regard.
Officier
" Tu vas y aller au Palais...."
L'officier lève le bras et ordonne à ses troupes.
Officier
"Soldats ! Arrêtez le !"
Le forgerons tente de se défendre à l'aide de son marteau et de la lame tordu qu'il était
Mais les lances des gardes et leur boucliers prennent aussitôt le dessus. le forgerons se
fait saisir les mains et immobiliser. Il dévisage l'officier.
Officier
"Tu dois la somme de 40 florins aux impôts
de notre ville, Caresme.
Peuxtu les régler ?"
Forgeron
"40 florins !! Bande de voleurs !
C'est plus que le prix de mon magasin !
Officier
"C'est bien ce que je pensais.
Emmenezle !!"
Alors que la troupe embarque le pauvre forgerons, sa femme Jeanne, sort de la maison
Elle se jète sur les soldats qui la repousse.
Jeanne
"Que faites vous ?!! Mon mari !!"
Officier"
Nous rendons justice à la frode, madame !
Votre homme n'a pas plus d'honnêteté qu'un crabe !"
Jeanne
"Que dites vous ?! Menteur !!
Batisto n'a jamais usurpé qui que ce soit !"
Officier
"N'hésitez pas chère madame.
Où je vous fait embarquer avec !
Votre époux doit au Comtat plus de 4 mois de loyer !
Il ne sortira de sa cellule que lorsque cette somme
sera remboursée !"
Jeanne
"Mais comment voulez vous qu'il vous rembourse
s'il ne peut plus travailler ?"
Officier
"Ça, c'est votre problème madame !
En avant soldats !"
Jeanne
"Batisto !!"
L'homme, rué de coup, parvient à ouvrir un oeil.
Batisto
"Jeanne...."
Le soir, Jeanne air encore dans les rues en quête d'une aide charitable. La nuit va
tombée quand, submergé par le désespoir, elle s'assoie sur un rebord de trottoir. Alors
qu'elle pleure, un petit écureuil sort du lierre grimpant, passe juste devant elle et traverse
la rue. Machinalement, Jeanne le suit du regard, et le voit qui pénètre sous le porche
voisin. Une immense porte, surmonté d'une gravure dans la pierre, symbolisant un ange
dans la lumière. La vison est presque divine. Le ciel lui vient en aide.
Au dessus de la grande porte, on peut lire : CONGRÉGATION, NOTRE DAME DE
Un vieil homme en habit de prêtre, sort du portail. Jeannne se lève et l'interpelle :
Jeanne
Je cherche une âme charitable pour sauvé mon mari.
et enfermé dans les goules du palais..."
"Pardonnez moi, cher monsieur.
Il a été arrêté il y a trois jours déjà
Jeanne
"Je n'est pas les moyens de payer sa dette.
Si personne ne m'aide il mourra là bas
Il me manque, je ne peux pas vivre sans lui et...
et je ne le reverrai jamais...
Je ne sais plus quoi faire...."
Elle tombe à genoux, aux pieds du vieil homme.
Notre congrégation se fera un plaisir
"Relevez vous mon enfant.
Ici vous trouverez toute la charité
nécessaire à vos besoin.
de vous recevoir."
Prêtre
Entrez donc.
Jeanne
"Merci merci merci...
Vous méritez l'absolution mon père..."
Prêtre
"Entrez donc. Nos soeurs vont vous accueillir.
Vous n'aurez qu'à leur raconter votre histoire.
Elles sauront vous aider...."
Jeanne Caresme, pénètre dans le bâtiment et la porte se referme.
Etienne et Joseph marchent rue Sainte Catherine.
Etienne
"....Jeanne Caresme s'est fait prêter 40 florins
pour rembourser la dette de son mari
Ainsi est né le Mont de piété d'Avignon."
et le libérer de prison.
Joseph "Magnifique."
Ils arrivent alors devant le théâtre Golovine....
Théatre[modifier]
EN passant dans la rue sainte Catherine, nos deux petits anges s'interroge sur le petit
théâtre Golovine, si typique d'Avignon.
Etienne
"Tiens regarde ! Voici ce que j'appelle un trésor comme l'on peut en
trouver encore, caché au sein des murs d'Avignon.
Ne trouve tu pas que ce lieu insolite mérite toute notre attention ?
A l'image du coeur...caché à l'intérieur d'un corps
Le théâtre Golovine.
UNe devanture sans prétention.
pourvu de mille de pouvoirs...."
Jospeh
"C'est vrai, tu as raison.
Ici se cache bien des merveilles
inconnu du plus grand nombre.
Ce quartier est si calme.."
Eteinne
"Et pourtant tellement plein vie..."
1974
Un couple de danseur viennent d'acheter un bâtiment en ruine dans la rue sainte
catherine. Une ancienne école religieuse, tenue par le chanoine Sylvain.
L'homme et la femme sert la main du prêtre, comme pour conclure un accord.
Sylvain
"Le théâtre de la danse ?
C'est un beau projet.
Et qui va faire les travaux ?"
George
"Nous."
Il se tourne vers Catherine qui le regarde, un peu perdue...
"Et bien je vous souhaite bien du courage,
George
"Enfin, moi..."
Sylvain
jeunes gens.
Que dieu vous bénisse."
Ensemble
"Merci."
Catherine et Georges se tourne vers leur future maison.
George
"Bon. Et bien au travail !"
Georges s'occupe des travaux. Outil à la main, il abats les cloisons, déblaye les gravas et
repeint les murs....
Catherine se retrouve seule au milieu du chantier et des bruits du marteau piqueur. Elle
pense :
Catherine
"Je peux pas rester sans rien faire.
Il faut que je garde la forme."
Elle trouve un endroit un peu plus dégagé que les autres et commence a travailler ses
pointes. Ses pas s'élargissent plus elle prend possession de l'espace. Ses bras s'ouvrent
et ses pieds soulèvent la poussière. Vêtu d'un vieux jogging, d'un tee shift de peinture et
de simple espadrilles, elle entame une chorégraphie....
Du haut de son échafaudage, Georges l'aperçoit et sourit, profitant de cet instant
d'exéption....
La vision de sa femme, fine et fragile, au milieu de cet hécatombe, marque un contraste
digne d'un tableau de Degat.
Même les petites souris la regarde....
Les jours passent, les travaux avancent bien et Catherine continue de s'exercer.
"Si la passion est la force de l'artiste, la vie ne cessera de mettre son courage à
l'épreuve."
Les pas de danse et les ronds de jambe à terre dessinent des courbes harmonieuse sur
le sol poussiéreux. La poudre de plâtre forme de petits nuages derrière elle, faisant
l'illusion d'une poussière d'étoile...Son imagination la transporte sur une scène de
spectacle, où sied un large public.
Pendant quelques instants, elles vivra se rêve, où son corps mélé de grâce fera
s'émerveille les êtres contemplatifs...
Au salut, ses yeux s'ouvre et la voilà de nouveau dans les travaux. Deux petites souris,
debout sur une pierre, l'applaudissent gaiement. Catherine les remercies d'un grand
sourire.
Deux ans plus tard, le théâtre de la danse accueil des centaines de spectateurs,, des
troupes de théâtre, des élèves venant prendre des cours de danse... Le succès est à son
comble.
Jospeh
"Et ce théâtre estil toujours en activité ?"
Etienne
"Oui, Bien sûr.
Les enfants de se couple Avignonnais ont repris les lieux
et on peut toujours venir y apprécier des spectacles
judicieusement choisi par le programmateur."
Jospeh
"C'est beau les aventures de famille
comme celle là...."
Etienne
"Oui
Malheureusement
Il ne reste que très peu de théâtre en Avignon
qui ont su garder cette d'authenticité."
Le plan s'élargit sur un Avignon contemporain...
Etienne
"Mais viens ! J'en connais un autre de ce type
pas très loin d'ici, dans la rue du Chapeau rouge.
Lui aussi vaut le détour.
Tu vas adorer.
On y mange super bien !!! "
Felibrige[modifier]
Etienne et Joseph remontent la rue saint agricole. Alors qu'ils arrivent à l'angle de la
place de l'horloge, Joseph est attiré par une petite ruelle qui part sur la droite. L'ombre
créée par le soleil de l'été, force l'homme à plisser les yeux pour y discerner quelque
chose. Dans le fond, une porte étrange se révèle, illuminée par une chaude lumière
venue d'ailleurs. Poussé par la curiosité, Joseph tente d'y voir un peu plus claire et
s'aventure dans l'étroit passage.
Son visage à son tour s'illumine, devant un portail sculpté de mille ronces, dans un style à
la fois gothique et...déconcertant. La sensibilité de l'artiste et les cent ans d'histoire de ce
lieu magique, laisse joseph en admiration....
Beaucoup de personne passe devant sans l'apercevoir.
Je suis content que tu ais poussé le pas jusqu'ici
Car cette endroit renferme un véritable trésor :
Une histoire digne des plus grands
Les mots d'Etienne sont aussitôt illustrés par des images de Folco de Baroncelli et de son
épopée en Camargue.
face à la terrible expansion du modernisme urbain.. et d'une vague touristique
"Descendant d'une richissime famille de Florence
fils de Pierre de Baroncelli, intendant du légat d'Avignon,
fit un jour ses adieux au monde de la bourgeoisie
pour consacrer sa vie à la protection des marais de Camargue
toujours aussi peu respectueuse de l'environnement.
Ainsi, il protégea les chevaux sauvage
et sauva la race des taureaux de camargue
en fondant en la Nation Gardiane,
"Un écologiste avant l'heure, ce Baroncelli...."
Il est d'ailleurs reconnu historiquement
que sans l'action de Folco de Baroncelli
les magnifiques réserves de Camargue
Il parvint à sensibiliser la foule à la protection de la Camargue
en ramenant jusque dans la cours des Papes
"Des jeux équestres, avec des taureaux ?
Cela ressemble à de la corrida, ça ?! non ?"
Ses jeux consistaient vraiment à mettre en valeur les taureaux.
Ce qui fait, qu'à force de spectacles, ces taureaux devenaient
D'abord, ils n'étaient jamais tués.
de véritables personnages de la scène, entrainés et fort de toute leur puissance.
Autant te dire que les hommes qui descendaient dans l'arène
n'avaient rien à voir avec des danseuses espagnoles....
"Et donc ce Lou Marquès, vécu ici...?"
Joseph contemple les façades du bâtiment à l'intérieur de la cour qui se transforment au
fur et à mesure des mots d'Etienne....
l'hôtel est revendu et se transforme petit à petit
Mais lorsqu'il part pour la Camargue
en un véritable musée dédié à la Provence
Enrichit par les donations des artistes de passage
ces lieux sont devenu le centre incontournable
et grâce à la détermination d'une femme,
d'un patrimoine local, rempli d'histoire,
et vibrant encore d'une âme collective
des Hommes qui y ont contribué."
Sur le portrait de Jeanne de Flandreysy....
Un caractère plus déterminé qu'un taureau....
Son amour pour l'art et sa passion pour les hommes
ont su attirer autour d'elle, les plus grands de son temps.
Rapidement elle transforma sa nouvelle demeure
en un foyer d'artistes rayonnants."
On peut voir, tout autour de la cours, des petites cloches fixées dans le mur. Joseph s'est
arrêté devant celle suspendue au pied de la façade nord. En dessous, y est gravé dans la
pierre, le mot " MISTRAL".
A ton avis, celleci n'auraitelle pas un rapport avec
"C'est marrant toutes ces cloches...
le vent qui souffle sur cette vallée ?"
"Remarque perspicace, mon frère...Mais non.
Bien que d'un certain coté, tu n'es pas
Etienne s'approche de la fameuse cloche.
"Cette cloche fût rapportée par Jeanne de Flandreysy
Instigateur en Avignon du célèbre Félibrige...."
Le Félibrige est le mouvement protecteur de la langue Provençale
"Voyons Joseph, un petit effort....
lancé et dûment mené par Frédéric Mistral
En préservant la littérature, ces hommes sauvèrent par la même occasion
Joseph reste pantois devant cette nouvelle information.
Mistral connaissait très bien les Baroncelli
et fréquentait assidûment les lieux.
C'est d'ailleurs lui qui baptisa cet Hôtel
comme étant le symbole d'un chêne protecteur
qui maintiendrait les racines de la culture Provençale
Apparait un portrait de Mistral....
A l'étage du Palais du Roure, on entre par la fenêtre, une grande tablée, où trône encore
d'énormes plats, témoignent d'un festin réussi.... Assis autour, les sept compagnons
fondateurs du Félibrige sont à table et terminent leur repas...
à tous ses restaurants pour touristes
"Leurs hôtels poussent comme du pissaillou sur le bord de nos routes
et petit à petit les gens oublient le véritable goût du saucisson en croûte."
"Ils sont capable d'aller acheter à prix d'or une confiture industrielle
alors qu'a deux pas de là, coule le plus exquis des miels.
Une servante sortant des cuisines, leur apporte une assiette de pâtisseries.
"Tu te fais du mal, Théodore, mon cher.
Profite plutôt de cette belle assiette que t'offre
Il se sert et engloutit une énorme part de couronne aux fruits confits.
"Jusqu'à quand pourrons nous profiter de notre terre, justement ?
Si l'industrie continue d'envahir nos contrées,
Roumanille s'étouffe à moitié avec son gâteau.
Le major d'homme qui débarrasse la table dans la plus humble discrétion, se penche au
milieu de la discussion.
"A ce sujet, ces messieurs seront surement curieux d'apprendre qu'à Lou Pontet
on parle de faire une manufacture pour le commerce international."
Aubanel réagit comme un lynx à l'écoute de cette nouvelle.
"Une manufacture ?!! D'état ou privé ?
L'homme de maison est un peu pris au dépourvu par la question.
Mais en tout cas, ces gens n'était pas de chez nous.
"Privé ou d'état..Je ne sais pas Monsieur.
Ils avaient tous l'accent du Nord. "
Aubanel et les autres félibres réagissent.
"Ces usines sont un véritable fléau !!
Elles vulgarisent les moeurs et habituent le monde
"C'est une entrave à la dignité humaine !"
"On sait bien comment ça se passe.
Ils vont se justifier en "créant de l'emploi" comme ils disent...
mais c'est sans mentionner les dizaines d'artisans
qui vont mettre la clé sous la porte !"
"Le pire c'est qu'ils revendent nos produits en marchandise dévalorisée
sans respecter les traditions de fabrication !"
Aubanel monte sur la table en brandissant sa canne comme une épée.
"Aux armes citoyens ! Formez vos bataillons !!
Tavenat se lève et croise sa canne avec celle d'Aubanel.
Giéra fait de même.
que le provençal a du caractère !"
Mistral, assis au bout de la table dans un gros fauteuil, intervient.
Tous reviennent à la réalité et l'écoute parler.
"Notre combat doit rester pacifique...
Tous se taise et écoute. Mistral se lève....
les hommes auront peur devant votre colère.
et je verrai de vos yeux sortir les larmes
Mistral retient toute l'attention de ses amis félibres et s'adresse à eux avec le regard d'un
père. Il avance au milieu de la pièce.
fait valoir ses idées par la beauté de son âme.
que votre plume deviendra une lame."
il pointe l'assemblée avec un porte plume qu'il dégaine de son veston.
"Donnons une image exemplaire de notre pays.
Les autre suivent le mouvement lancé par Mistral et se lèvent chacun leur tour....
"Nos esprits chanteront la Provence
et nos écrits seront notre fers de lance !"
"Maîtres de la plume, à votre poésie !
Ainsi seulement, nous repousserons l'industrie"
"Loin de notre contrée, hors de notre pays !"
Tous éclatent de rire, lèvent leur verre et trinquent à l'amitié.....
Etienne et joseph se sont assis sur le petit banc de pierre qui jouxte la cloche.
"Cela ne m'étonne pas que des hommes aussi intègrent
Cette ville, j'ai l'impression, renferme une énergie
Mais dismoi, pourquoi ces cloches, alors ?"
Etienne souri et approche délicatement sa canne de la cloche....et la fait tinter.
"Sans doute que lorsqu'elles sonnent
Nous suivons le son qui s'élève de la cours du Roure, tel une volée de pigeons, dans le
ciel bleu d'Avignon....
Palais[modifier]
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Montgolfier[modifier]
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